Johnny Hallyday : l’interview vérité !

Après de longs mois de silence, Johnny Hallyday s’est exprimé dans une longue interview émouvante accordée à Daniel Rondeau pour le Journal du Dimanche le 5 septembre 2010.

Il revient sur sa longue convalescence suite à l’opération du Docteur Delajoux, évoque ses projets pour le théâtre, le cinéma, sa relation avec Camus et  son nouveau producteur, Gilbert Coullier. Point d’orgue de cette interview vérité  et fait une véritable déclaration à Laeticia, sa femme.

Voici l’intégralité de l’interview publiée dans le Journal du Dimanche et titrée “Johnny : la confession d’outre-tombe”

“Je peux mourir, ou je peux vivre, ça dépend comme on m’aime”
Il faut bien admettre que c’est assez miraculeux que je sois là. Nous sommes à Saint-Barth, avec Laeticia et nos deux filles, je recommence à travailler, j’assiste même à un ouragan tropical, mon premier ouragan, mais je reviens de loin. J’ai beaucoup hésité avant de parler. Je n’aime pas parler, comme je te l’ai dit lors de notre première rencontre, mon métier, c’est chanter, et comme toujours je pense que je n’ai rien à dire. Mais on a raconté beaucoup de choses, et je pense à mon public. Ma tournée a été interrompue, j’ai raté ma sortie, j’en suis encore profondément frustré. Cette fausse sortie, je ne l’accepte pas, je n’ai pas dit mon dernier mot. Je veux donc donner à mon public quelques corrections, des précisions, lui fixer de nouveaux rendez-vous, s’il veut toujours bien de moi. Je suis tombé dans un gouffre et je suis en train d’en sortir, non sans peine. Je suis très fragile, et je suis très fort, ce n’est pas nouveau, mais maintenant tout prend une dimension supplémentaire. Je peux mourir, ou je peux vivre, ça dépend comme on m’aime.

“J’ai souffert atrocement, à un point tel que je me tapais la tête contre les murs”
Cette tournée, elle avait pourtant bien commencé. Mais à partir du mois d’octobre, j’ai eu à nouveau des problèmes de dos. Mes douleurs ont commencé à devenir terribles. Il y avait des jours où je ne pouvais plus marcher, j’en aurais pleuré tellement j’avais mal, mais je ne voulais pas annuler, alors je me faisais piquer à la cortisone, j’avalais des anti-inflammatoires, des doses de cheval. Et j’ai chanté, même si cette douleur m’angoissait et pourrissait mes journées. J’avais des élancements dans la jambe, je prenais du Voltarène du matin au soir, la tournée était longue, elle a quand même duré six mois. Quand je me réveillais le matin, je me demandais si j’allais pouvoir continuer. Il ne faut pas oublier que j’avais été opéré d’un cancer du côlon pendant l’été.
La disparition de Michael Jackson avait inquiété les sociétés qui assuraient les chanteurs. On m’a demandé un check-up approfondi, une chance, on a dépisté un cancer, on m’a opéré aussitôt, au mois de juillet. Il m’a fallu affronter quelques petites complications, à cause de la cortisone que j’avais prise. J’ai subi trois interventions, deux anesthésies générales. Je suis guéri maintenant. Mon moral n’avait pas été touché, je suis reparti sur la route quinze jours plus tard.
Quant à mon dos, et à ma hernie discale, dès que je suis arrivé au premier terme de ma tournée, j’en ai profité pour me faire opérer par un chirurgien qui m’avait déjà opéré du même problème, le Dr Delajoux. Je suis rentré chez moi après deux jours d’hôpital; dans la nuit, j’ai eu de violentes douleurs et constaté divers problèmes sur lesquels je n’ai pas envie de m’étendre. Laeticia, complètement affolée, a appelé le médecin à 4 heures du matin: “Qu’est ce qu’on fait?” Réponse du toubib: “On verra demain.”
Le lendemain, l’infirmière nous a conseillé de retourner d’urgence à la clinique. Le médecin a nettoyé la cicatrice, et m’a laissé repartir sans manifester d’inquiétude. Il m’a dit que je pouvais prendre l’avion pour Los Angeles. Le voyage a été compliqué. J’ai commencé à souffrir, de plus en plus et, en arrivant, je ne pouvais plus marcher. Il a fallu nous résigner à demander au personnel d’Air France d’aller chercher un fauteuil roulant. A ce moment-là, je ne m’inquiète pas, je pense que ça va se passer. J’ai vu les images de mon arrivée, j’aimerais les oublier. Dans les jours qui ont suivi, j’ai souffert atrocement, à un point tel que je me tapais la tête contre les murs. Laeticia a appelé un médecin, qui est un peu notre médecin de famille à Los Angeles. Il soigne ma cicatrice, prend contact avec Delajoux, qui ne dit toujours pas qu’il a percé la dure-mère. Mais les douleurs persistent et augmentent, je ne dors plus du tout. Le matin du 7 décembre, on est rentré le 1 ou le 2, je ne sais, plus, il paraît que j’ai dit à Laeticia que j’avais envie d’un bœuf bourguignon. Au moment de passer à table, devant ce fameux bœuf bourguignon que j’ai totalement oublié, j’ai perdu connaissance. Laeticia m’a emmené en urgence au Cedar-Sinai, en roulant à toute vitesse.

“Papa, viens me chercher. Papa…”
A l’hôpital, j’ai retrouvé mes esprits. J’attendais dans un fauteuil roulant que ma femme accomplisse toutes les formalités d’admission. On lui a notamment demandé de choisir le médecin qui allait s’occuper de moi. Elle ne connaissait personne et a choisi à l’instinct un type formidable, élégant, un Noir, le Dr Sima. Puis elle a appelé Delajoux qui n’a pas réagi. A l’hôpital, mon état a continué d’empirer. Dans la nuit, on m’a donné de la morphine. Le médecin m’a raconté que j’avais appelé mon père toute la nuit. “Papa, viens me chercher. Papa…” C’est étonnant. Tu connais mes rapports avec mon père. Il m’a laissé tomber quand j’avais 6 mois. Ma mère était mannequin cabine chez Lanvin. Elle travaillait toute la journée. Un soir, elle est rentrée chez nous, rue Clauzel, dans le 9e, et m’a trouvé seul, simplement protégé par une couverture, sur le plancher. Mon père avait vendu mon berceau, ses tickets d’alimentation, et il était parti avec la crémière du quartier.
Je n’ai plus entendu parler de lui jusqu’au jour où, pendant mon service militaire, en Allemagne, un officier m’appelle: “Smet, votre père est là, devant la porte de la caserne, allez le saluer, c’est un ordre.” Je sors, je vois un monsieur avec un Borsalino et un long manteau. Il s’avance, me serre dans ses bras et sort de son manteau un ours en peluche. A ce moment-là, des photographes apparaissent et photographient la scène. Mon père avait été payé pour cette mise en scène. C’était un vagabond, alcoolique, il vivait à l’Armée du Salut. Je lui ai acheté une garde-robe complète, je lui ai trouvé un appartement. Il a essayé de revendre ce que je lui avais acheté et a mis le feu à l’appartement où je l’avais installé pour retourner à l’Armée du Salut. Pourquoi dans mon délire ai-je appelé mon père? Peut-être parce que j’ai pensé à la personne qui m’a le plus manqué. Le docteur a aussitôt prévenu Laeticia: “He is calling his father.” J’aurais pu appeler ma mère qui a passé les dernières années de sa vie près de moi, à Marnes, mais non, c’est lui que j’appelais: ‘Papa, viens me chercher.’

“Chaque nuit, j’ai peur. J’ai peur de m’endormir et de ne plus me réveiller”
Mon dernier souvenir, avant de perdre connaissance, puis d’être plongé dans le coma, ce sont des visages. J’ai vu apparaître puis s’éloigner les visages de Gilles Paquet, de Ticky Holgado et de Carlos, mes amis morts. Et celui de Laeticia. Ceux qui me demandaient de les rejoindre, et celle qui me retenait. Et puis je suis tombé dans un trou noir. En temps réel, je n’ai eu conscience de rien. Mes frayeurs sont rétrospectives. Le docteur du Cedar-Sinai m’a expliqué que je revenais de loin. Depuis, chaque nuit, j’ai peur. J’ai peur de m’endormir et de ne plus me réveiller. Ça me glace le sang, je réveille Laeticia pour qu’elle me rassure. C’est à un point tel que si c’était possible j’aimerais me passer de dormir.
Naturellement je ne peux plus dormir de façon naturelle. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de la sortie du coma artificiel. La première tentative a échoué. La seconde était la bonne. Je n’ai pas de conscience précise de cet instant. Charles Aznavour (l’un de mes premiers amis dans ce métier, avec Line Renaud, ma marraine, j’ai longtemps vécu chez Charles, à Montfort-l’Amaury, quand j’étais débutant, il m’avait donné un cheval que j’ai appelé Rock) et Laeticia étaient dans la chambre et me tenaient la main, mais je ne réalisais rien. J’étais encore dans le brouillard. Puis le médecin m’a montré sa main et m’a demandé de compter ses doigts. Il me testait. J’arrivais à compter, mais je ne pouvais pas lui répondre, car je n’avais plus de voix. Puis j’ai vu Laeticia. Je suis revenu lentement à la vie, et j’ai fait du charme aux docteurs pour pouvoir passer Noël à la maison, à Los Angeles, avec mes filles qui avaient été interdites de visite à l’hôpital et qui me manquaient. Ça a marché.

“Le moindre incident me faisait pleurer. Je ne pouvais plus me voir dans la glace”
Nous nous sommes organisés pour avoir un véritable service hospitalier à la maison. Je suis toujours sous perfusion, avec un traitement antibiotique lourd pour contrer un staphylocoque doré. Jean Reno vient passer les fêtes avec nous. A ce moment-là, tout le monde pense que je vais mieux. Non, je vais mal, car j’ai beaucoup de difficultés à retrouver ma place dans la vie. Fin janvier, j’arrête les antibiotiques, je suis suivi par un kiné, un ostéo, un nutritionniste, on m’avait interdit de fumer (mais j’avais recommencé à l’hôpital, c’était plus fort que moi), interdit de boire aussi, le Dr Sima ne me lâchait pas, mais quand je tourne un clip pour Optic 2000, il faut adapter le script à ma situation et même prendre une doublure. Tu imagines? Quelqu’un pour me doubler, j’en étais malade. Je me suis senti humilié, j’enrageais. Je me disais qu’on m’avait détruit, qu’on avait fait de moi un légume. Les médecins ont alors décidé de m’envoyer me retaper à Malibu. J’ai refusé et j’ai décidé de partir pour Saint-Barth. Au moins, je serais chez moi.
En arrivant ici, je me suis retrouvé dans un face-à-face avec tous mes démons. Les anciens et les nouveaux. Ces démons m’ont mis à genoux. Je me suis vu dans une position de faiblesse inouïe. Je passais mes journées devant la télévision sans vraiment regarder aucun programme. J’ai essayé de revoir des amis, pour rigoler, mais je n’avais plus envie de rire. Un jour, tu m’avais parlé d’un écrivain qui avait écrit cette phrase: “Ne me secouez pas, je suis plein de larmes.” Eh bien, j’étais cet homme plein de larmes. Il suffisait que quelqu’un me dise: “Comment vas-tu?”, je m’effondrais. Dieu n’aime pas les tièdes, et moi non plus. J’étais en train devenir pire qu’un tiède, je ne me supportais plus. Le moindre incident, le plus banal accroc de la vie quotidienne, me faisait pleurer. Je ne pouvais plus me voir dans la glace.

“Je murmurais, avec une voix de petite fille ou de fausset”
Le pire, c’était que j’avais perdu ma voix. J’ai été longtemps intubé à la clinique, et mes cordes vocales avaient été abîmées. Je murmurais, avec une voix de petite fille ou de fausset. Un cauchemar. Dès que j’étais seul, je m’enfermais dans ma chambre pour essayer de parler normalement, et de chanter, bien sûr. Rien ne se passait, je recommençais le lendemain, toujours rien. J’ai vraiment pensé que j’étais foutu. Et je n’arrivais pas à oublier cette tournée ininterrompue. Je n’ai jamais vécu que pour la scène et je n’arrivais même plus à rêver qu’un jour je serais debout avec un micro à la main devant mon public.
La vérité, c’est que je traversais une phase de dépression terrible. Le 25 avril, nous sommes retournés à Los Angeles pour un nouveau check-up, qui était bon. Mes angoisses non seulement ne cessaient pas, mais je commençais à avoir peur du retour à Paris. Le médecin m’a quand même demandé de voir un psy. J’ai refusé. Le 20 mai, six mois après l’hospitalisation, je dors dans ma maison de Marnes-la-Coquette. Et là, je ne retrouve pas mes marques. Je suis assailli par de violentes angoisses que je n’arrive à évacuer que par une hyper-agressivité.
J’embarque tout le monde et surtout Laeticia dans mon cauchemar. Je me répète à chaque instant que je dois sauver ma peau. Laeticia tente de me rassurer. Elle m’a sauvé deux fois. Au moment du désastre, après l’opération de ma hernie discale, en prenant les mesures d’urgences qui s’imposaient, et au moment de ce nouveau désastre, moral et psychologique, en continuant de me soutenir, malgré moi. C’est elle qui a organisé mon anniversaire au mois du juin, sur une péniche. Ce soir-là, j’ai chanté. Gabrielle, La musique que j’aime. C’était le test pour moi. Ma voix est sortie. Ce moment a effacé des mois d’ombre et de blessures, même si je sais qu’il y a des cicatrices qui ne s’effaceront jamais.

“Je dois la vie à Laeticia, c’est ma dernière femme”
Je viens de parler de Laeticia. Je lui dois la vie, elle me rassure, c’est ma dernière femme. On a écrit beaucoup de choses sur elle, pendant que j’étais condamné au silence et à l’inertie. Toutes fausses. Tous les hommes sont compliqués, et moi aussi. J’ai été et je reste un rock’n’roll man, j’ai vraiment failli me marier avec Anita Pallenberg, même si elle me disait: “Tu as tort de vouloir m’épouser, car je vais te détruire complètement…”, mais tu connais ma capacité de “destroyance”, et, en même temps, j’ai toujours eu la nostalgie de la famille.
J’ai vécu une enfance terrible, difficile, pauvre, sauvé par Mme Mar, ma tante, qui m’a élevé, m’a appris à lire et à écrire, sans jamais m’envoyer à l’école, parce qu’on était des saltimbanques et parce que son mari, un prince éthiopien, avait collaboré avec les Allemands. Elle ne voulait pas que cette tache retombe sur moi. J’adore les enfants et, jeune encore, j’ai toujours voulu créer une famille, puis imaginer que je serais un vrai patriarche. Je n’ai jamais eu le bonheur de voir grandir mes enfants, David et Laura. Je ne les ai jamais vus le matin dans mon lit. J’aime tendrement Laura, et David sera toujours mon fils, même s’il s’est montré disons… assez léger avec Laeticia (mais aussi avec Line Renaud et Charles Aznavour).
Les basses querelles de famille me répugnent. Il y a des choses qui ne se font pas. J’ai été complètement déboussolé par ce que j’ai pu lire dans la presse. Blessé pour moi et pour ma femme, pour mes deux petites filles, Jade et Joy. La famille que je n’ai jamais réussi à construire, Laeticia me l’a donnée. Mes enfants adoptés sont mes vrais enfants, à l’égal de mes deux autres. Mon rêve a toujours été: une grande maison, une grande table, et tout le monde autour de la table. A bon entendeur, salut!

“Pour la première fois depuis des mois, j’ose regarder en avant”
Mes deux petites filles m’ont apporté une certaine sagesse. J’ai arrêté la drogue, je veux voir la suite. Pour la première fois depuis des mois, j’ose regarder en avant. J’ai commencé à travailler avec Matthieu Chedid. Sincèrement, depuis qu’il est ici et que nous travaillons, je me sens renaître. Ma voix est là, l’énergie remonte. Pendant mon avant-dernière tournée, Matthieu était venu à un concert avec Guillaume Canet. Nous avions un peu parlé, il m’avait dit que mon show était stimulant. Ensuite, Laeticia m’a suggéré de faire un album avec lui. Thierry Chassagne, le président de Warner, a trouvé que c’était vraiment une bonne idée.
Je suis allé voir M à l’Olympia et j’ai évoqué cette possibilité. Deux semaines plus tard, nous avons déjeuné ensemble. Il est arrivé en disant qu’il avait un cadeau pour moi. Après le dessert, il sort sa guitare et se met à chanter. Il avait onze chansons, écrites avec son complice Hocine Merabet. Nous avons commencé à les travailler ici, à Saint-Barth. C’est la première fois depuis des années que je prépare un album de cette façon, guitare-voix, avec les auteurs. J’ai l’impression d’un retour aux sources.
Tout est déjà assez bien calé. On enregistrera en septembre, à Los Angeles, j’aime bien le son des studios de Los Angeles et de Londres. Il y a longtemps que je travaille aux Etats-Unis. J’avais 17 ou 18 ans quand Quincy Jones est venu me chercher à Paris pour produire mon disque, enregistré à Memphis, J.H. Sings America’s Rockin’Hits. Et puis à L.A., il n’y aura pas d’intrus dans le studio. A Paris, il y a toujours un copain qui passe, pour voir, des amis qui s’incrustent. Ils oublient toujours que je suis timide. Leur présence me gêne et me déconcentre. A Los Angeles, personne ne passe par le studio par hasard.

“Pourquoi je quitte Jean-Claude Camus pour Gilbert Coullier” (Lire notre article sur la fin de la relation Camus et le nouveau duo Coullier / Johnny : cliquer ici).
Je m’arrange pour repartir d’un pas neuf. Nouvelle vie, nouveaux projets, nouveaux rêves, nouveau producteur. Je quitte Jean-Claude Camus pour Gilbert Coullier. Camus est à moitié en retraite. Il a vendu son affaire et ce n’est plus lui qui s’en occupe. Je lui garde une certaine tendresse, il y avait une part de folie qui lui permettait de me comprendre, son successeur est uniquement un businessman. Nous ne sommes pas faits l’un pour l’autre. J’ai aussi des projets de cinéma. Mickey Rourke m’a appelé pour me proposer de tourner dans un film de Tony Scott, l’auteur de True Romance, un film que j’aime énormément, un chef-d’œuvre. Il a fallu régler quelques problèmes d’emploi du temps, mais c’est aussi cela la vie qui redémarre. Je vais participer au prochain film de Nicolas Poiré, une comédie d’humour noir, j’adore. Enfin je vais jouer au théâtre une pièce de Tennessee Williams, jamais donnée en France, qui sera mise en scène par Bernard Murat.
“J’ai décidé que j’allais reprendre la route du vagabond du rock”
Tous ces projets m’ont aidé à me redresser. Je repense aussi à la scène. J’avais décidé de faire mes adieux, et on m’a volé ces adieux. J’ai fait une fausse sortie. Tu sais bien que j’ai toujours eu horreur de la médiocrité. On m’a raconté que quand j’étais au plus mal, la France s’est arrêtée. Je ne savais pas que j’étais autant aimé. Cet amour me crée des obligations. Je dois mon succès aux Français, ils sont rouspéteurs, râleurs, mais c’est le public le plus fidèle du monde.
La vie quotidienne est compliquée pour moi en France. Beaucoup de choses me sont interdites. C’est pour cette raison que j’aime vivre ailleurs, mais je ne vais pas quitter la France, ni vendre ma maison de Marnes. Je ne peux pas rester sans pays, sans foyer. Mon pays, c’est la France. C’est grâce à mon public que je peux envisager presque sereinement une nouvelle tournée pour 2012. J’ai décidé que je verrai grandir mes filles et que j’allais reprendre la route du vagabond du rock que je n’ai jamais cessé d’être. Je veux montrer que je suis encore le boss.

Newsletter

Abonnez-vous à la newsletter gratuite

6 commentaire

  1. Johnny tu nous as manqué, reviens nous en bonne santé, pour ta famille, et pour tes fans

    On t’adore et nous sommes toujours là, tu es dans notre coeur à jamais

    Que cela fait du bien de te revoir

    A bientôt sur scène

  2. super contente de revoir johnny sur scène en pleine forme. on t’aime tellement johnny, ke serions ns devenus si tu ns avais quitté, je préfère ne ps y penser, jé tellement eu peur mé maintenant tu vas ns revenir et ns donner encore bcp de bonheur.je t’aime.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *